Vous connaissez déjà ce fauteuil. Vous l'avez vu cent fois — dans le hall d'un hôtel, derrière un architecte dans un reportage, sur une photo d'appartement que vous avez enregistrée sans savoir pourquoi. Ce cuir en damier de carrés boutonnés, posé sur deux lames d'acier qui se croisent. Vous n'avez jamais réussi à mettre un nom dessus. Vous avez juste pensé : ça, c'est un vrai fauteuil.
Puis un jour vous avez cherché. Et vous avez refermé l'onglet.
Le Fauteuil Capiton, c'est cette silhouette-là. Le même croisement d'acier, le même capitonnage, la même assise inclinée. Sans les plus de six mille euros qui vont normalement avec.
Ce qu'il change dans une pièce
Un canapé remplit un salon. Un fauteuil, lui, le compose. C'est la pièce qu'on met dans l'angle vide près de la fenêtre, celui que personne ne sait meubler — et d'un coup l'angle devient un endroit où l'on va s'asseoir avec un café et un livre.
Celui-ci a un avantage que la plupart des fauteuils n'ont pas : il n'a pas d'accoudoirs. Rien ne déborde, rien ne bloque la vue, rien ne coupe la pièce en deux. Posé devant un mur clair, il se lit comme une sculpture. Posé dos à une fenêtre, on voit le jour passer entre les lames d'acier.
Comment il est fait
Le châssis est formé de deux lames d'acier plates qui se croisent — une seule courbe continue de l'avant vers l'arrière, l'autre de l'arrière vers l'avant, réunies en un point. Ce croisement est le fauteuil tout entier : il n'y a pas quatre pieds, pas d'équerre, pas de vis apparente. L'acier est poli miroir jusqu'à ce que la jonction ne se voie plus.
L'assise n'est pas un bloc de mousse taillé. Elle est faite de carrés cousus un par un, chacun bordé d'un passepoil et fermé par un bouton recouvert — c'est ce qu'on appelle le capitonnage, et c'est ce qui donne au cuir ce relief qui accroche la lumière au lieu de la renvoyer à plat. Dessous, des sangles tendues tiennent les coussins : c'est de là que vient la souplesse quand on s'assoit.
Les questions que vous vous posez
« On y est vraiment bien ? »
Oui, et pas par hasard : le dossier est incliné et l'assise basse — 43 cm du sol. C'est un fauteuil dans lequel on se cale en arrière, pas un siège de bureau. On s'y assoit le soir, pas pour travailler.
« Il va manger mon salon ? »
75 cm de large, 76 cm de profondeur. C'est moins qu'un fauteuil club, et comme il est ouvert sur les côtés et sous l'assise, il ne bouche pas le regard : la pièce continue à travers lui. C'est exactement pour ça qu'il fonctionne dans les petits salons.
« Le repose-pieds, il sert vraiment à quelque chose ? »
Il change la nature du meuble. Sans lui, c'est un fauteuil où l'on s'assoit. Avec lui, c'est un endroit où l'on reste. Il reprend le même croisement d'acier et le même capitonnage, à mi-hauteur — et quand vous ne l'utilisez pas, il devient un bout de canapé pour poser un plateau.
« C'est compliqué à monter ? »
Non. Le châssis arrive formé ; les coussins se posent sur les sangles et se fixent par leurs attaches. Comptez un quart d'heure, sans outil particulier.
« Ça vieillit comment ? »
L'acier poli se nettoie au chiffon sec. Le cuir se patine — les carrés du capitonnage se marquent doucement là où l'on s'assoit, et c'est précisément ce qui fait qu'au bout de deux ans il a l'air d'y avoir toujours été.
À qui il est destiné
À ceux qui ont compris qu'un seul objet suffit à faire basculer une pièce entière. Vous pouvez repeindre, changer les rideaux, empiler les coussins — ou poser le Capiton dans l'angle et regarder le salon devenir autre chose en une soirée.
Regardez le prix de celui-ci.